Fin des années 1960 , la libération sexuelle s'élargit à l’endroit de la représentation du sexe au cinéma . Au début des années 1970 , la nudité commence à s’afficher ou l’amour physique s’affranchit de la reproduction humaine . Alors le cinéma va creuser dans le sillon plus osé en salles , on va du porno avec comme exemple d'un franc succès au fracassant "Deep Throat" , ou encore dans l'érotisme à l’expression de la libération sexuelle au film de Just Jaeckin "Emmanuelle" . Avec "Maitresse" de Barbet Schroeder , on va directement dans le choquant et dans l'ambiguïté en représentant les relations sadomasochistes à l’écran . une première voire une des premières à le représenter . Alors oui , bien avant cela , il y avait "Salo" Pier Paolo Pasolini sorti un an plus tôt (1975) sauf qu'à l'inverse , le SM filmé par Barbet est d'une connaissance élémentaire de plaisir inédite !
En 1969 , Schroeder avait déjà exploré des personnes allant jusqu’au bout d’eux-mêmes au longs métrage "More" . De même à son film de 1972 "La Vallée" ( deux films dont la BO avait était signé par le Floyd d'ailleurs) ou son histoire suivait une jeune femme de consul français (Bulle Ogier, tiens !) s’enfoncer dans la jungle de Nouvelle-Guinée où elle découvrait le plaisir en même temps que des rituels indigènes ancestraux . Deux films de voyages donc aussi bien que physiques qu'intérieurs . "Maitresse" en prend le même "trip" , mais ça va beaucoup plus loin : bienvenue dans le monde merveilleux du sadomasochisme . ^^
Bien loin mais moins loin dans le voyage exotique ; la on est dans l'hexagone ou un jeune provincial (incarné par Depardieu) débarque en plein Paris en (què)quête d'aventure . De là un dénommé Mario ( André Rouyer) l'embauche pour faire du porte-à-porte et vendre des livres d’art . Et c'est justement en offrant leurs sévices ; non , ça ce sera pour plus tard en avançant dans le film , leurs services dans un vieil immeuble qu'ils feront ensemble la connaissance d’Ariane (Bulle Ogier , encore elle !?!) . Faut savoir que l’appartement du dessous inoccupé , et nos deux queutards , pardon , nos deux aventuriers reviennent la même nuit pour la cabriole .. Non , non et non , cambriole . Et nos deux hommes se retrouvent face au fil d'Ariane vêtue d’une tenue de cuir façon Guesch Patti d'avant l'heure "Daho , Daho , Daho ... Oh , tiens le bien !" .. Telle une fusée , Arianne libèrera nos deux gredins mais elle moyenne un "service/sévices" de la part du jeune provincial . Et la bamboche (non créole -ça faut être haïtien pour comprendre cette vanne -) va pouvoir commencer !
Du moins , ce film nous est présenté comme je viens de le décrire au plus haut . On va revenir au sérieux Gn , hein ! Car , une fois la chose projeté à l'écran , on est plutôt dans le cinéma de l'entre-soi : on se fait chier ! Rectification : je me suis fais chier (faut pas prendre ton cas personnel pour une généralité) . Et ce n'est pas les quelques scènes dites hard ou son actrice principale dont on nous dit qu'elle s'est fait doubler sur ces séquences voir des clients qu’elle domine et qui seraient de véritables adeptes des pratiques montrées à l’écran .. Et qui plus est auraient même payé pour obtenir la faveur d’apparaître dans le film que tout cela suscite ne serais ce que l'esquisse d'un effet de trouble : pas même l'épaisseur d'une feuille de papier à cigarette (je savais bien qu'un jour cette phrase m'aller être utile pour la placer quelque part . ;) ) . ^^
Donc toutes ses séquences à laquelle j'ai assisté ( crucifixion des testicules, écartèlements ou urophilie) sont pour moi de l'autosatisfaction pour intellectuelle (je suis poli , je n'emploie le mot "masturbation" voire "branlette" -trop tard tu l'as dit ; ah merde !-)
Si il y a eu trouble en la personne de bibi (pas la chanteuse ou du moins la pseudo chanteuse) c'est celui de l'ennui !