Après une première moitié plus que poussive voire pénible tant Giuseppe Tornatore a du mal à trouver le ton juste et surtout de l'ampleur pour permettre à son récit historique de décoller, « Malèna » finit par nous séduire au moment où l'on désespérait quelque peu. Sans retrouver la force de « Cinema Paradiso », auquel on pense à plusieurs reprises, le propos se révèle plus clair, les personnages plus intéressants pour montrer la violence, la médiocrité des résistants de la dernière heure lors d'une scène de tonte particulièrement pénible. Le regard sur l'enfance y est également plus pertinent, entre illusions perdues et modeste satisfaction d'avoir pu échanger, même très brièvement, avec son « grand amour ». Inégal, donc, pas forcément à la hauteur des espérances, mais ayant le grand mérite de nettement mieux terminer qu'il n'a commencé, ce qui n'est pas si courant.