Malevolance (Malveillance) fit son petit effet à l’époque, notamment au festival du film d’horreur de New York, en revisitant le slasher sous influences, celles de Carpenter et Hooper entre autres.
Il n’y aurait pourtant pas, à priori, de quoi s’émouvoir d’un petit film de genre à faible budget, dont l’idée repose sur un hold-up qui tourne mal (un peu à la Reservoir dogs) et d’un tueur masqué qui rode (sac troué sur la tête).
Personnages, dialogues et scénario ne sont évidemment pas des modèles d’écriture. Mais Stevan Mena est un grand artisan multi-tâches qui réussit tout de même à maintenir la tension, constante, et le suspense, permanent... grâce à une belle utilisation des lieux et décors naturels, à une photo soignée, et à une bande originale sur mesure. Un thriller honorable donc, qui aura avec Bereavement une suite nettement plus convaincante.