Inutile de rappeler ici combien Michael Mann est un cinéaste contemporain majeur, on peut consulter sa filmo pour s’en convaincre (et aussi, se plonger dans le bouquin de Jean-Baptiste Thoret : Michael Mann Mirages du contemporain).
Ferrari est un projet enfin concrétisé à la faveur du succès du film de James Mangold (Ford vs Ferrari) et du biopic de Ridley Scott (House of Gucci), sinon, il n’aurait peut-être jamais vu le jour. Principal intérêt, le personnage, figure incontournable du sport automobile (championnat du monde de F1 en particulier) pris a un moment critique de sa vie : il a perdu son fils, il doit remporter une victoire quoi qu’il en coûte (pour éviter la faillite), et sa liaison extra-conjugale n’est plus un secret pour sa femme. Chez les Ferrari, vie professionnelle et vie privée sont indémêlables. Or, malgré des scènes de course assez remarquables, il n’y a rien de très spectaculaire (hormis une sortie de route). Tout repose sur les talents du casting trois étoiles, Driver, Cruz et Woodley, qui réussissent tout de même l’exploit de nous faire oublier qu’ils n’ont rien d’italien, et parviennent quand même à nous captiver pendant près de deux heures.
C’est déjà pas si mal. Mention spéciale à Penelope Cruz que j’ai vraiment trouvé sublime.