Entre mélo et récit d'aventures, Michael Curtiz raconte la destinée exotique de Tanya, abandonnée à Rangoon par l'homme qu'elle aime et contrainte, pour survivre, de se faire "artiste" dans une boîte glauque.
Le décor est planté, conforme à l'imagerie classique -ou qui le deviendra- de l'Extrême-Orient vu par les occidentaux : night-club cosmopolite et enfumé avec patron louche, chanteuse charnelle et aventuriers en tout genre. Ce cadre est celui de la première partie, très condensée -d'autant que le film est court- mais assez terne sur un plan dramatique.
Plus tard, l'action se transporte sur un bateau entre Rangoon et Mandalay. Le cinéaste y développe une mini intrigue sentimentalo-policière très anecdotique, dépourvue d'idées fortes ou des grands élans dramatiques, des rôles glamour, qui ont, parfois, forgé la légende des drames exotiques hollywoodiens. Le film, comme les personnages, hormis peut-être celui de Tanya (Kay Francis), manque d'épaisseur, le scénario d'envergure.