Un an après son excellent Joe, qui a rappelé Nicolas Cage à notre bon souvenir, revoilà le réalisateur David Gordon Green. C'est un monstre sacré qu'il met devant sa caméra cette fois-ci en la personne de Al Pacino (pas très inspiré dans ses choix ces dernières années). Il ne gagnera pas d'Oscar avec ce rôle même s'il ne s'en sort pas trop mal. Il est tout à la fois touchant et agaçant. Ce qui n'est pas le cas de la trop rare Holly Hunter (La leçon de piano), du très sexy Chris Messina (Damages) ou du réalisateur, ici acteur, Harmony Korine (Spring breakers), tous impeccables dans de solides seconds rôles. Le film est, quant à lui, plutôt bien écrit et mis en scène avec une certaine simplicité. Je m'attendais pas à ce ton très nostalgique. L'ensemble nous offre même quelque chose d'assez pessimiste, voir de déprimant. Des personnages vivant sur leurs regrets, leurs erreurs ou leur gloire passée et des vies à côté desquelles ils sont passés. Malgré tout, cela reste un peu convenu, avec une fin attendue. On passe néanmoins un bon moment, pas inoubliable, mais pas désagréable...
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