Pur produit pour vidéo-club, Maniac Cop réunit de belles figures de la série B avec William Lustig (Maniac, Vigilante) à la caméra, Larry Cohen (Les Envahisseurs, The Stuff, Black Caesar, etc.) qui scénarise et produit, Bruce Campbell (Evil Dead, yeah) comme policier accusé à tort, Tom Atkins le détective qui veut percer le mystère (qui a joué pour John Carpenter ou George A. Romero) et Laurene Landon (Conan en jupette dans Hundra) en flicette. Le Maniac Cop est joué par Robert Z'dar, dont le nom est imprimé à jamais dans la mémoire des amateurs de films d'exploitation. C'est du B, mes amis, et du BAB, du Bis Assez Bien.
Rien que l'histoire, simple mais efficace : à New-York, une série de meurtres sanglants semble accuser un membre de la police.
Le film se permet d'ailleurs une petite dose de nuance, puisque la révélation de l'existence d'un tueur policier entraîne une vague de panique de la population et quelques incidents dramatiques. L'emballement médiatique va de pair avec un affolement général assez bien vu. Quant à l'identité du flic tueur, le film joue assez habilement avec la possibilité que ce soit le policier joué par Bruce Capbell. Mais non, c'est quelqu'un d'autre, avec son petit traumatisme.
Pour le reste, Maniac Cop est quand même un film assez bourru, un slasher où la gigantesque carrure de Z'dar impressionne. Le film mise plus sur l'adrénaline que sur la peur, se terminant d'ailleurs par une impressionnante scène de cascades routières.
Le film connaîtra son petit succès, avec deux suites et un remake qui fut un temps pressenti. Et on peut le comprendre, c'est loin d'être un grand film, mais pour une série B, il assure son job, il a de la gueule. Il est entraînant, avec ce qu'il faut d'interrogations sur l'identité de ce flic agile de la matraque. Et pour se donner bonne conscience il y a un minimum de profondeur sur certaines dérives médiatiques ou sur la corruption policière. Il l’utilise peu ou mal, mais bon, vous l'aurez compris, c'est de la série B, et de la bonne.