Le voici, le voilà, le film d'elevated horror dans toute sa splendeur, c'est-à-dire un "film d'auteur" qui rencontre divers codes horrifiques. Alors attention, tout est à prend avec des pincettes, premièrement, je n'apprécie pas vraiment l’appellation "elevated horror", un terme pédant qui décrédibilise un cinéma d'horreur qui serait plus populaire et film d'auteur n'est pas synonyme de film ennuyant. Par exemple, tous les films de Steven Soderbergh sont des films d'auteurs et dedans, il y a les "Ocean's" ou les "Magic Mike" donc bon. Mais dans le cas précis de ce film réalisé par Taratoa Stappard, je dois bien avouer que je me suis bien ennuyé !
Pourtant, tout commence très bien, nous sommes plongés dans l'univers gothique des landes du Yorkshire avec ce manoir aussi sublime qu'effrayant. Même si l'épouvante repose sur des gimmicks assez connus du cinéma horrifique, comme le miroir, quelques jump-scares etc., on comprend assez vite que c'est en réalité une horreur bien plus viscérale qui habite ce manoir. Horreur qui est liée au passé de l'héroïne qui cherche à tout prix à le comprendre.
Car pour poser un peu le contexte, Mary est une femme maorie en quête d’identité et cherchant à comprendre son passé et les Maoris sont un peuple autochtone faisant partie de la Nouvelle-Zélande, alors colonisée par les britanniques. Donc assez vite, l'horreur se déplace des décors un peu effrayants aux habitants du manoir qui portent de lourds secrets concernant Mary.
Et que c'est bordélique ! Et paradoxalement, c'est dans le fond assez simpliste. En fait, j'ai eu l'impression que le film cherche constamment à embrouiller inutilement son spectateur avec une intrigue relativement décousue composée de flashbacks sensationnalistes. Et force est de constater que ça sert un peu de cache-misère à une histoire qui se veut plus maline qu'elle ne l'est.
Bref, comme vous l'aurez compris, je n'ai été que très peu réceptif à "Mārama" mais qui a en revanche tout pour plaire à Télérama et ses lecteurs.