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le 26 mai 2024
SuivreRicordi della dolce vita
On n’avait pas particulièrement envie de voir Marcello Mio, en dépit de notre amour pour l’immense Marcello Mastroianni, et de notre goût pour la filmographie de Christophe Honoré, tout simplement...
Sur le principe, j'adhère totalement. Sorte de mise en abyme géante où presque tout le monde joue son propre rôle tout en faisant l'éloge du grand cinéma : oui, cent fois oui. Seulement, j'avais « oublié » que c'était Christophe Honoré qui est aux manettes, et cela se ressent. Beaucoup. Si l'on sourit dans un premier temps, attendant de voir comment va évoluer tout ça, on se retrouve très vite piégé par une petite troupe semblant avant tout préoccupée par son plaisir personnel bien plus que celui des spectateurs. Ça se regarde filmer, jouer : hormis quelques allusions, situations amusantes ou encore un court voyage italien avec une apparition surprise de la toujours charmante
Stefania Sandrelli,
le tout finit presque par tourner à la pantalonnade, la caricature du film bobo poussé à son paroxysme.
On est entre nous, bons petits bourgeois fiers de l'être et de notre condition en général. Alors, certes : c'est fait avec un minimum de professionnalisme, la photo est plutôt jolie, on se balade dans Paris mais bon, on est au cinéma, pas dans un guide touristique. Honoré et ses acteurs sembleraient presque oublier les spectateurs dans la salle tant il n'y a finalement presque rien à raconter, à proposer, à l'image d'une scène finale où tout le monde va...
à la plage.
Parfaite incarnation d'un univers nombriliste au possible, donnant presque l'impression que la sympathique volonté initiale était un prétexte pour passer ensemble des vacances grassement payées. Marcello Mastroianni méritait (beaucoup) mieux.
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Créée
le 30 juil. 2026
Critique lue 4 fois
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