En Algérie, un officier français enquête du côté d'une villa occupée par un immigré russe suspect.
Le film d'André Hugon n'est pas du tout l'énième aventure militaire et coloniale, avec exaltation patriotique, qu'on imagine à l'apparition du lieutenant Varnière. Le sujet est une intrigue tout en mystère, baignant dans un orientalisme algérien très superficiel, à propos du dénommé Warneskine et de sa belle épouse qui a envouté le lieutenant. Warneskine le marchand de sable, au sens propre. Et quant au sens figuré, s'il y en a un, le récit et les personnages d'Hugon sont trop vagues pour qu'on le détecte.
Je ne connais pas la valeur du livre adapté mais il est évident que la tentative par Hugon d'un romanesque teinté de fantastique n'est pas une réussite, faute de style et d'inspiration. Et si l'intrigue parait étrange, c'est surtout par l'imprécision et les insuffisances de la mise en scène qu'elle le doit. Le manque de matière et de charisme des personnages trahit probablement leur singularité et celle du sujet originel, dont le fin mot passe par une explication de texte prosaïque et simplificatrice.