Le film a cela d'intéressant qu'il se passe dans le milieu (ou quasiment) du football professionnel, sport d'équipe s'il en est, dans lequel l'homosexualité est absolument proscrite, taboue. C'est d'ailleurs la première fois que le sujet est abordé dans un film grand public (il est vrai, chichement distribué) ayant trait au ballon rond.
Pensez ! Une histoire d'amour entre deux footballeurs d'une même équipe de ligue 1 ? Inimaginable, grotesque, répugnant.
C'est pourtant l'histoire que raconte Mario... sauf que ça se passe, si j'ai bien compris, dans un championnat suisse des "espoirs".
Bon, le film n'est pas sans défauts (certaines péripéties du scénario m'ont semblé bizarrement amenées, peu convaincantes), mais il ne manque pas de qualités non plus (l'histoire d'amour elle-même, la façon dont elle naît et évolue paraissent, dans l'ensemble, plausibles).
Les deux acteurs principaux (Max Hubacher et Aaron Altaras) sont à la hauteur. Et la réalisation de Marcel Gisler : propre, relativement habile et, mon dieu, courageuse.
J'ai mis "5", ce qui n'est sûrement pas surnoté.