Encore une fois, une proposition de cinéma d'animation made in France qui fait plaisir à voir.
Alors oui, cette approche de "Film Noir SF", si elle fonctionne, et avec la question du transhumanisme au coeur de l'intrigue, ça évoque forcément d'autres trucs suffisamment culte pour qu'on s'en souvienne. Mais la bonne nouvelle, c'est que face à Blade Runner ou Ghost in the Shell, Mars Express n'a pas vraiment de quoi rougir.
Parce que cette intrigue, si elle passe évidemment par quelques poncifs, est maline, bien construite, qu'elle pose des questions qui sont profondes, essentielles (et même assez actuelles) et qu'elle s'appuie sur des personnages parfaitement caractérisé (j'adore la façon dont Carlos s'impose, peu à peu, comme le vrai héros du film)
Parce qu'il y a cet univers futuriste dépeint. Tout ne fonctionne pas à mon goût, certes mais certains plans m'évoque directement des concept art dingues de Syd Mead, et puis de petits trucs rappellent, eux, tantôt Tron (pour Beryl) tantôt Demolition Man (et ça, ça fait toujours plaisir), un poil I, Robot (pour l'héritage Asimov pleinement assumé) et puis environnement martien oblige, un peu Total Recall.
Et parce qu'il y a la mise en scène, avec quelques trouvailles stylistiques, des effets de transitions originaux, bref, tout un travail global qui nous fait sentir que c'est un film de passionnés de SF, qui maitrise leur sujet et leurs techniques. Et tout ça fait un bon film.