8
le 24 avr. 2022
SuivreFéminité éternelle
« Maternité éternelle » est le premier long métrage vraiment personnel de Kinuyo Tanaka. Et pour cause, c’est le premier projet de film à venir d’elle, les deux précédents lui ayant été proposés par...
Kurosawa, dans Vivre (1952), avait fait le portrait d'un vieil employé de bureau se sachant condamné par un cancer à l'estomac, décidé à vivre enfin, puis trouvant le moyen de donner du sens à son existence, enfin réconcilié avec lui-même. Tanaka, dans Maternité éternelle, fait le portrait d'une femme atteinte d'un cancer du sein et qui, se sachant condamnée, poursuit son émancipation et travaille encore à aimer et créer.
L'émancipation d'une femme : troisième film de l'actrice-réalisatrice Kinuyo Tanaka, Maternité éternelle pose un regard féminin et féministe sur une femme japonaise, mère de famille divorcée, poétesse, mourante et amoureuse, dans le Japon des années 50.
Si le propos est moderne, ce n'est pas grâce à l'accordéon qu'on entend sur les premières images, bucoliques, d'une vie à la campagne - la musique du film emprunte à l'univers occidental, et c'est peut-être ce qui est le plus daté -. Par contre, ce personnage de femme mal mariée qui décide de divorcer, qui écrit et trouve la consécration dans la poésie, et qui, atteinte d'un cancer du sein, redécouvre l'amour et le désir avec le jeune journaliste venu écrire sur elle, oui. Filmer la maladie, la salle d'opération, les prothèses mammaires de Fumiko, mais aussi filmer le désir d'écrire, de vivre et d'aimer, dans un Japon dont la réalisatrice ne cache pas qu'il reste très conservateur, oui encore.
Scène sensuelle et stupéfiante d'audace d'une femme ayant subi une mastectomie, venant se baigner, dans la maison de son amie d'enfance, dans la baignoire où a trempé le corps de l'homme qu'elle a aimé secrètement, M. Hori. Scène audacieuse d'une déclaration d'amour à un homme marié, le même M. Hori. Scène sensuelle encore, d'une étreinte, dans la chambre d'hôpital, avec un jeune journaliste.
" Deviens ce que tu es" : Ce portrait de femme est inspiré de la vie d'une poétesse japonaise morte à 31 ans d'un cancer du sein, mais la réalisatrice y parle sans doute aussi d'elle même et de la difficulté, pour une femme, d'accéder à la réalisation dans un univers d'hommes, et de n'être ainsi pas seulement épouse ou mère, mais aussi femme et artiste.
Créée
le 24 janv. 2026
Modifiée
le 24 janv. 2026
Critique lue 40 fois
8
le 24 avr. 2022
Suivre« Maternité éternelle » est le premier long métrage vraiment personnel de Kinuyo Tanaka. Et pour cause, c’est le premier projet de film à venir d’elle, les deux précédents lui ayant été proposés par...
8
le 17 mars 2022
SuivreJe ne suis pas tout à fait d'accord avec ce titre, Maternité éternelle. Même pas du tout, c'est un contresens total. L'héroïne, Fumiko Shimojo, ne se réduit pas à son personnage de mère. Le propos du...
8
le 24 févr. 2017
SuivreMagnifique ! C'est un mélodrame bouleversant d'autant plus fort qu'il est tiré d'une histoire vrai et que Tanaka ne verse à aucun moment dans le pathos et la facilité. C'est au contraire juste du...
8
le 24 janv. 2026
Suivrele 24 janv. 2026
Kurosawa, dans Vivre (1952), avait fait le portrait d'un vieil employé de bureau se sachant condamné par un cancer à l'estomac, décidé à vivre enfin, puis trouvant le moyen de donner du sens à son...
6
le 12 sept. 2025
SuivreUn casting alléchant (Lee van Cleef, Jack Palance) mais un western improbable aux couleurs criardes, à regarder au second degré. Le méchant (Jack Palance) est archétypal, le bon (Lee van Cleef) prend...
4
le 31 mars 2025
SuivreLe sujet est intéressant : un philosophe ( stoïcien), conseiller du prince puis tombé en disgrâce, confronté à la mort, sa propre mort. Sénèque était précepteur de Néron, et cela soulève...
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème