6
8275 critiques
Procès d'intentions
Depuis quelques années, le cinéma français, et plus particulièrement ses réalisatrices, trustent les lauriers dans les plus grands festivals. Au tour de Justine Triet d'être palmée à Cannes avec...
le 28 mai 2023
Bien que relativement peu éloignée d'Athènes, la presqu'île sur laquelle se déroule Meat est habitée par une communauté villageoise où tout le monde se connaît et s'affronte éventuellement pour des histoires de propriété. C'est dans ce contexte, presque consanguin, que se déroule le premier long-métrage de Dimitris Nakos, une véritable tragédie grecque moderne en plusieurs épisodes. Meat se nourrit d'une tension permanente, accentuée par de nombreuses et haletantes scènes filmées à l'épaule et une musique aux accents folkloriques mais paradoxalement inquiétante. Le film évoque les thèmes du patriarcat, de la manipulation, de la responsabilité et de la cupidité dans un isolement rural asphyxiant, propice à l'irruption de la violence. Chaque personnage de ce théâtre cruel, où les trahisons ne manquent pas, est caractérisé parfaitement et remarquablement incarné par des comédiens qui collent même physiquement à leur rôle. Il n'y a quasiment pas de moments de pause dans un récit habilement mené qui va crescendo dans le stress, au point de nous faire se sentir plus que spectateur et presque partie prenante, dans une succession d'actes et de décisions qui ne peuvent être que fatals. Cette œuvre au noir séduit par son intelligence et son rythme. Mêmes les végétariens n'ont pas de raison de s'abstenir.
Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste Films inédits en salles à voir (ou pas)
Créée
le 22 oct. 2024
Critique lue 75 fois
6
8275 critiques
Depuis quelques années, le cinéma français, et plus particulièrement ses réalisatrices, trustent les lauriers dans les plus grands festivals. Au tour de Justine Triet d'être palmée à Cannes avec...
le 28 mai 2023
8
8275 critiques
Il est quand même drôle qu'un grand nombre des spectateurs de France ne retient du film que sa satire au vitriol (hum) des journalistes télé élevés au rang de stars et des errements des chaînes...
le 25 août 2021
8
8275 critiques
Enfin un nouveau film de Jane Campion, 12 ans après Bright Star ! La puissance et la subtilité de la réalisatrice néo-zélandaise ne se sont manifestement pas affadies avec Le pouvoir du chien, un...
le 25 sept. 2021
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème