Encore un produit "Asylum" (la saga Sharknado, entre autres navets), qui n'est donc pas très généreux avec son spectateur, et même carrément fainéant dans l'alternance de ses plans : uniquement des petits espaces avec quelques acteurs qui parlent (beaucoup, faut meubler), faisant ressembler 90% du film à des discussions sans fin dans des placards à balais. Mais ça ne coute pas cher, ça c'est sûr. Effectivement, il n'a eu un budget que d'une centaine de milliers de dollars, soit dix à vingt fois moins qu'un Sharknado classique. Mais c'est le spectateur qui paye les pots cassés : on s'ennuie ferme, devant l'ouverture qui nous montre une bouillie numérique censée être le gros croco, quelques instants plus tard une version floue (zoomée ?) d'un requin numérique de Sharknado, tous deux animés à la truelle, et avec une histoire qui tient sur un Post-It. Les deux bestioles tuent des gens, le croco
pond des œufs, les militaires veulent bombarder les œufs sauf que le requin attrape le missile au vol (tandis que le croco s'en fout de sa progéniture, il continue d'écraser des gens en centre-ville... Ça n'a aucun sens, surtout que les deux bestioles ne peuvent pas se saquer). Les militaires électrisent le croco mais il se relève, et décide de taper le requin
(parce que "pourquoi pas", c'est peut-être lui qui lui a mis le jus, et comme il vient de sauver ses bébés, allons lui casser les dents... Ça n'a - encore - aucun sens), on est déjà à 20 minutes de la fin. Oui, oui, vous pouvez faire avance rapide pendant 1h10 de "scènes de placards", car la bagarre que vous attendez tous, elle n'arrive qu'à la limite du générique de fin, et ne dure que quelques minutes. Après la bagarre-express (pas l'budget), le requin
bouffe un sous-marin nucléaire
, donc les militaires ne peuvent plus le faire péter sans raser la moitié du pays, sauf que cinq minutes après, ils le font, et tout va bien. Au secours, sauvez-nous. Les œufs
ont éclos, mais sont cuits sur la poêle par l'explosion, le croco idem
: voilà c'est fini. Damned, des navets comme ça, vous n'en voulez pas, alors qu'il existe plein de petits films de requins cheap mais sympa à voir. Ici, c'est "blabla-placards" et bouillie numérique en alternance, avec un néant de scénario, et un rythme qui nous fait couler dans un ennui abyssal (on ne risque pas d'y croiser les deux bestioles, c'est trop profond).