Au début, j'étais dubitatif parce que Lars von Trier ! Mais ça faisait longtemps que ce film était dans ma watchlist et fallait bien que je le voir un jour. Eh bien, ce fut ce samedi 24 janvier 2026.
Le film commence fort ! On y comprend rien, c'est cryptique mais poétique, alors j'adhère.
Une planète qui s'approche dangereusement de la Terre sur fond de Wagner, c'est intense !
Puis vint un titrage soulignant que le film sera en plusieurs parties, en deux parties en tout.
Et j'ai eu du mal avec cette première partie. Le contexte, peut-être ? Une identification trop forte avec le mari m'empêchant d'apprécier ce que le film m'offre. Mais je note que le réalisateur réussit là où il le souhaite et c'est pas toujours chose aisée. Au fur et à mesure, on en vient à comprendre le personnage de Justine et ce qui la tourmente, la mélancolie.
Elle est d'ailleurs très bien retranscrite, telle que mise en lumière par Freud, à savoir, la perte de son Moi au lieu où il se trouve originairement et un envahissement total par le vide.
Ce personnage joué par Kirsten Dunst souffre terriblement de vivre. Il n'y a pas de rédemption, pas d'espoir, et c'est probablement ce qui m'a gêné dans cette première partie.
Étant incapable d'espérer quoique ce soit, il n'y a rien d'étonnant à ce qu'elle soit la seule à accepter son sort et celui de l'humanité en deuxième partie.
Mieux rythmée d'ailleurs, elle m'a davantage transporté. Chaque plan sur cette menace grandissante fonctionne, comme le jeu de Charlotte Gainsbourg que je trouve très juste !
Qu'en est-il de la fin ? Cette planète entrera-t-elle en collision avec la Terre ? Pour le savoir, il faut voir le film...
7/10 pour moi !