Deux amis se retrouvent après des années d’absence, pour donner libre court à toutes sortes de déviances…
Comme à son habitude, Marian Dora nous entraîne dans ses délires malsains, teintés d’onirisme et de mélancolie. Pendant plus de 2h30, le réalisateur va soigner ses plans, certes l’image est belle et les partis pris artistiques viendront contrebalancer avec quelques scènes cradingues, mais qu’est-ce qu’on se fait chier…
L’ennui, c’est que le film ne raconte rien et se contente de nous asséner des scènes chocs dans le seul et unique but de remplir son quota. Comme si le cinéaste s’était donné pour mission de mettre en scène toutes sortes de paraphilies, sans se demander si tout cela avait du sens
(pêle-mêle, on a droit à de la scatophilie, de l’émétophilie et de l’urophilie).
Il semblerait que le réalisateur allemand aime particulièrement filmer ses acteurs en train de
se couvrir de merde ou de se pisser dessus,
comme il l‘avait déjà fait avec The Yearning of Maria D. (2018).
Parmi les scènes les plus révulsives, on retiendra
la scène de la “poche de stomie”, les “golden shower”, la scène du chaton ou encore la nana qui se tripote tout en caressant (et masturbant) la carcasse d'une truie.
Comme bon nombre de ses réalisations, Melancholie der Engel (2009) est un énième film d’horreur extrême faussement subversif et qui se complait à brasser du vent pendant une très longue partie du film (il ne se passe rien pendant les 90 premières minutes). Alternant plans bucoliques, poétiques ou philosophiques avec des scènes hardcores, le film n’est rien d’autre qu’une oeuvre prétentieuse, pseudo branlette philosophique.
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