Ce truc mérite un neuf pointé sur mon bizarroïdomètre !

Men In Black, qu'est-ce que c'est ? A la base, il semblerait que ce soit un comics. Ceci-dit, je ne l'ai jamais vu, jamais lu donc je ne m'étendrai pas sur le sujet. Pour moi, Men In Black c'est, avant toute chose, un film bourré d'humour, de répliques cultes, de scènes toutes plus abracadabrantesques les unes que les autres, porté par un duo d'acteurs aussi différents que complémentaires.

J'ai découvert cette œuvre à la télévision, sans vraiment savoir à quoi m'attendre. J'avais juste vu la bande-annonce qui donnait l'impression d'un film drôle. Et il l'est. Du début à la fin, les films de SF sont largement piétinés du pied (j'exclus Mars Attack) avec des extra-terrestres développant ici un panel de caractères aussi vaste que celui des êtres humains qu'ils côtoient finalement tous les jours. Ca va ici de l'hyper teigneux, agressif, et doté d'un fort complexe d'infériorité au gentil et affable amateur de cuisine polonaise, en passant par le grincheux, le farceur, le père de famille et le revendeur d'armes prohibées (et de Rolex volées). Bref, on a tous les tempéraments mais aussi toutes les formes, toutes les tailles et on est sans cesse surpris par une nouvelle apparition d'un de nos voisins de l'espace.

Et au milieu de toute cette jungle, plus ou moins sympathique, il y a des hommes et des femmes qui trouvent toute cette diversité parfaitement normale. Des agents qui n'existent plus au regard de la loi américaine et qui sirotent leur café à côté de vers de l'espace accro autant à la nicotine qu'à la caféine. Des personnes tout de noir vêtues, qui vont s'approprier les talents d'un jeune flic new-yorkais à la langue bien pendue. Ce dernier se trouvera alors associé à un vieux de la vieille de la maison, grognon, désabusé, stoïque en toute situation. Et c'est à partir de ce postulat de départ que l'aventure Men In Black est lancée.

Si ce n'est la course contre la montre pour retrouver la galaxie "d'Orion" tombée entre les griffes d'Edgar - fermier acariâtre qui a plus de considération pour sa camionnette que pour sa femme et dont la peau a été investie par un cafard interstellaire gigantissime -, rien ne doit être pris au sérieux dans ce film. L'essentiel du comique se base ici sur le décalage : entre ce que l'on a toujours cru et ce que l'on nous révèle, entre ce qu'on voit et ce qui est réellement, entre le bleu et le vétéran, etc. Men In Black regorge de scènes totalement absurdes (les tests d'embauche, le criquet atomiseur, ...). Les répliques tombent également à pic et les singeries de Will Smith apportent leur lot de drôlerie, avec plus ou moins de réussite néanmoins (ceux qui ne l'aiment pas à la base pourraient le trouver particulièrement indigeste).

Les acteurs n'en sont pas moins très bons dans leur rôle. Tommy Lee Jones est si parfait en vieil hibou nostalgique qu'on jurerait que le rôle a été écrit tout spécialement pour lui (ou qu'il est comme ça naturellement). Will Smith campe la parfaite nouvelle recrue gouailleuse, qui tombe régulièrement dans le panneau avant de comprendre qu'il faut qu'elle oublie tout de ses croyances d'avant. Mention spéciale pour Vincent d'Onofrio qui est génial en extra-terrestre mauvais comme la gale, coincé dans une peau humaine bien trop petite pour lui. Linda Fiorentino est peut-être celle qui pêche le plus, avec un jeu un peu approximatif parfois et qui semble être surtout là pour apporter un peu d'œstrogène dans cette fresque essentiellement masculine.

Personnellement, j'ai ri du début à la fin en le voyant la première fois et je continue à passer un très agréable moment à le regarder à nouveau (même si le fait de connaître les dialogues par cœur gâche un peu la surprise des premiers instants). Les effets spéciaux, très présents, restent encore parfaitement crédibles malgré le temps, sûrement aidés par une grande majorité de plan en prises de vue réelles. En bref, si vous voulez passer du bon temps devant un film de SF sans trop vous triturer les neurones, regardez Men In Black.

Créée

le 1 avr. 2014

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NicodemusLily

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