Le film indonésien d’action Merantau est donc ce jeune campagnard naïf qui va devoir affronter les vices de la ville infectée de sales types. Pire encore, il va devoir affronter des méchants hommes blancs qui gèrent un trafic de prostituées pour sauver sa « belle ». La « belle » pour le coup c’est Scisca Jessica. Y a toujours une fille comme leitmotiv, toujours. Bon. Passé ces quelques clichés bien gras ce Merantau s’avère plutôt prenant. Il y a une histoire qui se vit, de la fluidité dans les combats et des acteurs convaincants, enfin pas chez les méchants (qui manquent d’ailleurs de « punch » dans les combats). La mise en scène de Gareth Evans est respectable surtout dans l’action. Elle laisse voir correctement les affrontements. On assiste donc à de bons combats, de bonnes chorégraphies, en bref à des scènes qui nous emballent et où l’on retrouve des choses - déjà-vus, typiques des films d’actions notamment certaines scènes de films de Jacky Chan. On pourrait également souligner la scène d’ouverture sur une démonstration de silat qui rappellera inévitablement les films de Liu Chia-liang pour nous mettre dans le bain. Pour parler de l’art martial Pencak Silat, je ne suis pas sûr qu’on assiste à chaque fois à du silat à proprement parlé mais d’un mélange avec d’autre arts martiaux. Peu importe. Ce n’est pas un film sur le silat mais le merantau. Et le merantau c’est aussi savoir faire face à l’adversité. De ce fait, s’adapter pour mieux s’en sortir, non ? Ce n’est donc pas un problème en ce qui me concerne.
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