Dernier volet de la trilogie adaptant les récits autobiographiques de Gorki sur son enfance et sa jeunesse. Le film présente les mêmes qualités formelles (la reconstitution, les plans, l'interprétation, la galerie de personnages , et les chants-et danses- russes) qui me font apprécier ce cinéma-là.
Toutefois , le scénario (pas toujours très bien construit, à la fois trop elliptique , trop allusif, ou trop lâche, et trop démonstratif) est plus faible que celui des deux premiers volets, et la dernière scène, avec le nouveau-né, est vraiment "too much", mais ce n'est pas non plus le gros morceau de propagande à la gloire du camarade Staline ou des valeureux bolcheviks que ça aurait pu être (peut-être parce qu'on est, dans ce film, vers 1890). Certaines fictions "engagées" non soviétiques ont fait pire dans le côté propagande et démonstration.
Pour rester dans le cinéma soviétique, la trilogie (à peu près contemporaine) des Maxime (Kozintsev et Trauberg) contient davantage de propagande, surtout dans les volets 2 et 3 (sans doute à cause du sujet, situé de plus entre 1910 et 1919, et évoquant donc directement la Révolution d'octobre et ses acteurs).