C'est (mal)heureusement l'unique long-métrage de Glenn Takajian car rien ne va dans cette production. Et c'est précisément là tout l'intérêt de ce nanar, sorti en 1990 avec l'ambition, non revendiquée, de se faire passer pour une série Z du début des années 80.
On y retrouve un scientifique dans sa base secrète, contaminé par un virus extraterrestre qu'il aura beau tenter d'endiguer en se versant de l'acide sulfurique sur la plaie tout en grimaçant dans un chuchotement de douleur : rien n'y fera. S'ensuivent les sempiternelles expériences scientifiques, aussi ingénieuses qu'incompréhensibles, destinées à le soigner qui se solderont par un amoncellement de cadavres plus ou moins réussis. Car oui, s'il y a bien une chose à retirer de ce tas d'inepties, ce sont les effets spéciaux, mélangeant latex, marionnettes et stop motion pour animer les nombreuses créatures évoluant dans ce laboratoire.
Pour le reste, c'est assez banal : un couloir répété à l'infini où les personnages peuvent tenter de s'échapper, une version française aussi anémique que ridicule, des termes scientifiques galvaudés incompréhensibles, des ordinateurs qui font bip-bip et le scientifique qui se transformera finalement en bite géante, armée de tentacules.
Mentions spéciales pour la voix off de l'alarme scandant des ultimatums toutes les vingt secondes et la musique analogique incessante aussi pénible qu'irritante. Quand on sait que le système de sécurité de la base sera finalement dézingué grâce à une lime à ongles, on peut se dire que la catastrophe était de toute manière attendue.
J'ai tout de même les yeux qui saignent.