Les actes de résistance sont parfois silencieux, mais aussi armés.
Mexico 86 nous parle de ces mouvements clandestins pour la liberté, contre la répression, comme une page arrachée aux carnets de l’histoire. Prêts à tout au nom du bien, jusqu’à inscrire leur absence — et celle de leurs proches — pour que les idéaux continuent de vivre, même après eux.
César Díaz puise dans sa mémoire intime pour sonder le prix du courage, auprès de María. Interprétation remarquable de Bérénice Bejo, tout en émotion et combativité. La cause face à un monde écorché par la violence et rongé par la corruption.
Ce film interroge les âmes de tous ceux qui ont donné leur vie à la lutte politique. Des événements du passé, oubliés, qui ont pourtant bouleversé la vie d’êtres humains, mais aussi celle de leurs parents, de leurs enfants.
Ainsi, le cinéma, encore une fois, nous aide à mettre des visages sur ces événements atroces, qui ont affecté des populations, des sociétés — celle qui se déroule ici, sur fond de dictature sanglante au Guatemala.