Guillaume Nicloux suit toujours la même recette, en changeant légèrement les dosages de film en film. C'est donc encore une errance qui se veut poisseuse et hallucinée, comme dans La Clé, Valley of Love, The End ou Les Confins du Monde. À chercher le bon équilibre entre noirceur melvillienne et hébétude post-Apocalypse Now. Cette fois, c'est à la musique électro que la charge émotionnelle est confiée. Avantage : son omniprésence fait glisser le film vers le confort de visionnage d'un clip. Inconvénient : elle noie tout enjeu émotionnel vers une indifférence sourde (On se rappelle que Sirat précisément choisissait le silence, passée son ouverture à toutes basses). Dommage pour les acteurs, notamment Pom Klementieff qui rate là son occasion de montrer une palette de jeu libérée des maquillages marvelliens.