miami vice c'est l'histoire d'une incompréhension qui s'est dissipée a l’épreuve du temps. la première fois que je l'ai vu j'ai été fascine comme d'habitude par la science de mann dans tous les domaines du cinéma, cadrages, mise en scène, photo, musique, rythme. ce mec reste l'un des derniers metteur en scène intéressant de notre époque. mais je lui trouvais un aspect clinique, froid. de fait il faut voir et revoir ce très grand film. déjà le choc de cette première scène de boite de nuit d'une maîtrise inouïe, comme une continuité avec celle de collateral, mais froide, bleutée, ou tout passe par les regards. et puis ce choix des décors naturels, comme pour heat, on est pas dans le miami carte postale habituel des films ou série télé qui se passent dans cette ville. c'est un autre miami qui nous est proposé, comme l’étais un autre LA dans heat. et la nuit, un personnage a part entière, permanent chez mann, une nuit filmée avec passion, sous toute ses coutures, magnétique. d'ou ce contraste avec les scènes de jour, violentes au niveau de la lumière, avec ces grand angles aériens magiques, ces ciels charges de nuages, loin du bleu sans perturbation qu'on nous montre habituellement. et puis bien sur les scènes d'action qui sont d'une maîtrise invraisemblable, inégalée en ce début de 21eme siècle, avec le choix du son des armes réalistes. eh oui une arme ça fait ces bruits et pas les pétarades habituelles retravaillées en studio. plus surprenant les scènes intimes gong li/farell sont magnifiques, pures, incandescentes, portées par l’impossibilité d'un avenir. un très grand film d'ou émerge gong li, sublime, belle a crever, fatale, magnétique.