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À bien des égards, Michael Jackson était le diable. Une incarnation du caractère prédateur et destructeur de l’exploitation capitaliste : un homme brisé dès son plus jeune âge par cette violence, qui, une fois parvenu à une position de pouvoir grâce à son talent, n’a fait que la reproduire. Il est évident qu’il n’a jamais eu l’occasion de vivre une vie normale. Qu’il n’a jamais eu la chance d’aimer, d’appartenir à une communauté ou de tout simplement profiter de la vie comme le reste d’entre nous. Dès son plus jeune âge, son corps a été mis au travail et rendu disponible à la consommation du public américain puis international. Et ce biopic prolonge tout simplement cette exploitation et la chaîne de violence qu’elle a engendrée : Michael Jackson n’a toujours pas l’occasion d’être une personne, sa famille continue de faire une tonne de fric grâce à son image et à sa musique et ses victimes sont une nouvelle fois réduites au silence. Michael réalise l’ambition de la propagande (ou communication si vous vivez dans le 11e arrondissement) de notre temps : elle fabrique une figure grotesque qui ne peut provoquer qu’une adhésion totale ou un rejet total et compte sur la sidération que sa démarche va sans doute provoquer chez les personnes biens pour passer en force et imposer un mensonge, coûte que coûte.
Critique intégrale à retrouver sur Cinematraque :
Créée
le 4 mai 2026
Modifiée
le 9 mai 2026
Critique lue 10 fois
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