Quand Nora Ephron parachute un archange au cœur de l'Iowa, on pouvait craindre le pire. Pourtant, Michael surprend par sa volonté de désacraliser le divin. En effet, loin de la figure angélique traditionnelle, John Travolta crève l'écran en bouffon céleste bedonnant, fumeur et amateur de bière. Face à lui, la mise en scène s'appuie sur une alchimie de casting efficace avec William Hurt et Bob Hoskins en journalistes cyniques.
Mais sous cette fantaisie rurale et cette esthétique typique de la fin du siècle se cache une écriture parfois bancale. Bien que l'énergie du métrage emporte l'adhésion dans son premier acte, la trajectoire narrative s'alourdit rapidement d'un sentimentalisme hollywoodien très appuyé.
Michael masque-t-il sa paresse scénaristique derrière le charisme de son acteur principal ? Et surtout, quelle est la véritable histoire derrière cette fameuse scène de danse impromptue qui a bien failli ne jamais voir le jour ?
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