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Je le découvre ces dernières années mais il y a toute une industrie qui produit à la chaîne des documentaires de moins d'une heure sur des artistes populaires. Il y en a de plus en plus car auparavant seules les chaînes de télé pouvaient les acheter.
De nos jours, les plateformes peuvent aussi acheter les droits de diffusion et c'est ainsi que des plateformes gratuites comme Tubi à l'étranger ou encore Prime Video pour ce qui est des plateformes payantes gonflent leur catalogue avec des documentaires qui peuvent attirer le spectateur grâce à leur sujet.
On va déjà évoquer ce qui est réussi dans ce doc' : quasiment tout ce que dit la voix-off est factuel, je n'ai pas noté d'erreur mais juste une approximation concernant la réalisation du lean sur Smooth Criminal. C'est déjà un sacré point fort car peu de documentaires non autorisés sur l'artiste parviennent à ce niveau d'exigence.
Malheureusement, le montage sonore n'est pas terrible et comme la production n'a pas les droits musicaux des chansons, il faut que les extraits ne durent pas longtemps et ils se coupent toujours brutalement. Là encore, pour des contraintes de droits, au lieu de prendre une musique libre de droits qui servirait pour l'habillage sonore, la voix-off parle souvent sur du silence, ce qui donne une sensation de vide, même si le montage est très dynamique à l'image malgré tout. D'ailleurs on a l'impression qu'on nous lit la partie de la page Wikipédia de Michael Jackson consacrée à son travail dans les années 80, avec des remises en contexte bienvenues (la mort du disco, le succès d'E.T., etc.). En bref avec quelques petits ajustements, ça aurait pu être un bon podcast audio.
Car oui, c'est là que le bas blesse pour ma part, les images ne servent à rien. Enfin si, à illustrer ce qui est dit bien sûr, mais on utilise tout et n'importe quoi pour meubler. Ainsi, pour illustrer le succès de Bad, on voit des fans en 2009 à un hommage public après la mort de Jackson, on peut aussi voir des images de lui avec sa fille Paris dans les années 2000 ou encore des images des répétitions de la série de concerts This Is It dès qu'il s'agit de parler de ses prestations scéniques. On a même droit à un cosplayeur en loup-garou et des illustrations un peu moches qui ont peut-être été générées par IA par moment. La cerise sur le gâteau, c'est évidemment Frank Dileo présenté comme étant Marc Schaffel, ce qui est une erreur assez bête. Autant je peux comprendre que des images d'illustration sont ce qu'elles sont et quand on a pas les droits pour utiliser spécialement des archives qui seraient pertinentes, on fait avec ce qu'on a. Mais là ça fait un gros pourcentage d'images à côté de la plaque l'air de rien.
C'est en cela que le film est un échec à mes yeux, le son ça va malgré quelques soucis techniques, mais il n'y a pas grand chose à voir.
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Créée
le 24 août 2026
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