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Pauvre Mickey
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le 13 mars 2025
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Les films de BONG Joon-ho ont souvent quelque chose de spécial :
L'intrigue de ce métrage – adapté du roman Mickey 7 d’Edward ASHTON – tourne autour de Mickey BARNES (Robert PATTINSON), un employé d'une mission spatiale envoyée pour coloniser une planète glaciale et hostile. Mickey a un rôle très particulier : il est un expendable (remplaçable), ce qui signifie qu'il est régulièrement sacrifié pour les tâches dangereuses. Chaque fois qu'il meurt, il est régénéré avec ses souvenirs intacts dans un nouveau corps cloné. Cependant, après 16 cycles de mort et résurrection, Mickey 17 ne trépasse pas contre toute attente et se retrouve confronté à son successeur : Mickey 18…
Dans cette chronique de science-fiction à l’humour noir, le réalisateur coréen nous projette dans le futur pour mieux critiquer le présent et ses pires travers. Le pauvre Mickey, docile et trop confiant, se laisse embarquer dans un véritable cauchemar, au point où l’on se demande quelle est la valeur de la vie humaine ? Personne ne s’en préoccupe : l’essentiel est que les chercheurs obtiennent de précieuses informations pour gagner du temps et de l’argent avec la colonisation de cette nouvelle planète.
C’est d'ailleurs ce qui motive le dirigeant Kenneth MARSHALL (Mark RUFFALO) – manipulé par sa femme Ylfa (Toni COLLETTE) – caricature des populistes au succès croissant partout dans le monde. MARSHALL s’imagine déjà régner en maître absolu sur la colonie, et gagner une fortune en exploitant ses richesses naturelles, et en faisant des colons ses premiers clients.
Heureusement, tous les membres de l’équipage ne sont pas dupes, et une rébellion gronde. Grâce à sa compagne (interprétée par Naomie ACKIE) qui lui ouvre les yeux, Mickey 17 apprend à réfléchir et perd peu à peu ses illusions…
En même temps, la naïveté quasi enfantine du personnage de Robert PATTINSON le rend vite attachant. L’acteur livre une prestation émouvante, et nous surprend encore lorsque surgit Mickey 18, à la personnalité bien différente (le procédé n’est pas nouveau, mais j’ai trouvé la duplication visuelle de PATTINSON et les scènes avec son double particulièrement réussies).
Je ne raconterai pas la fin mais le sujet est suffisamment original et BONG Joon-ho sait renouveler les enjeux et ménager le suspense sur l’issue de cette histoire pour emporter la mise. Ce n’est pas le film de l’année et le scénario est un peu trop foisonnant à mon goût (ce qui me donne envie de le revoir^^) mais Mickey 17 contient assez d’ingrédients pour ne pas laisser indifférent (dans le bon sens du terme).
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le 23 mars 2025
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