Les plus :
- La musique de Claudio Simonetti nous plonge direct dans l'ambiance, OK, ça sent les fonds de tiroir, mais c’est toujours bon à prendre. Et elle est bien utilisée pendant les scènes de tension et de meurtre, donc on prend.
- Des morts plutôt sympas car bien brutales, où Lamberto Bava essaie clairement de copier Argento sans en avoir le talent... mais parfois, certains mouvements de caméra font presque leur petit effet.
- Paolo Malco, surtout connu pour La Maison près du cimetière, est plutôt convaincant dans le rôle du flic de service. Et on appréciera le charme des actrices de l’époque, Lara Wendel en tête (vue dans Ténèbres et Ghosthouse).
Les moins :
- Certaines morts se terminent de façon trop expéditive (la vendeuse étouffée par des sous-vêtements...).
- Quelques scènes bien ridicules comme ce duel improbable entre le tueur et... un mixeur électrique digne de The Slumber Party Massacre.
- Le tueur change de look d'une scène à l'autre : cuir noir, puis survêt’ et gants de bricolage. Allez comprendre.
- Et ces scènes où les actrices se déshabillent... pour zéro nudité. De qui se moque-t-on ?
En fait, on dirait un Ténèbres du pauvre : moins stylisé, moins violent, moins bien joué... mais avec un certain charme fauché. D'ailleurs, un des personnages lit un livre dont la couverture reprend un visuel du film de Argento, donc c’est assumé. Malgré tous ses défauts, ce mélange slasher/giallo n’invente donc rien mais se laisse regarder sans déplaisir.