Mikado mêle poésie et réalisme avec beaucoup de finesse. Les personnages portent de vraies blessures, mais le film ne force jamais l’émotion. Il nous fait passer d’un éclat de rire à un moment suspendu, sans jamais sonner faux. C’est juste, touchant, humain.
Ramzy Bedia est excellent. Baya Kasmi lui fait à nouveau confiance après "Youssef Salem a du talent", et il montre encore ici qu’il est aussi bon interprète dans le drame comme dans la comédie.
Et puis, il y a cette fin — lumineuse, simple, offerte. Elle vient refermer le film comme on referme un livre précieux, le cœur un peu plus léger. Ça fait du bien, oui. Un bien rare actuellement au cinéma, je trouve : celui de croire encore aux éclats de bonheur, même ténus, même fragiles, que la vie parfois nous accorde.