Bien plus ancrée dans le réel, la tension est plus concrète, la mise en scène ne peut plus être le deus ex machina dictant la narration.
Le manque de liberté et d’inventivité qu’a laissé le Bon Dieu à Oplev se transforme en point positif, plus d’artifices.
Les personnages n’ont plus d’aura protectrice, pas de génie du mal, juste de l’inertie, des réflexes, et une occasion.
Dieu se rit des hommes qui se plaignent des conséquences alors qu’ils en chérissent les causes; ici, nul n’est à plaindre, le film refuse la pitié comme dispositif.
Même le sadique bien ordonnancé est mû par sa propre nécessité; c’est elle qui boucle le mystère, sur un évident fagot de cadavres.