Un attachement névrotique, animal, suspicieux, nauséeux, axé sur la possession-répulsion, incapable de se défaire. Errance mélancolique d'une identité peinant à s'affirmer entre deux temporalités, modernité individualiste, intrusive (Hao-hao...qui a volé la montre du père !) contre valeurs traditionnelles (le quasi-yakuza Jack aux pratiques bouddhistes...et qui cuisine bien en plus !), au visage toujours éphémère (l'identité), en perte de repères, déconnectée en conséquence du réel, du temps présent.
Mise en scène formidable, tout en bulles de plans-séquences pop("s"), essentiellement claustrophobiques.
Mais Vicky et ses longs cheveux s'est-elle réconciliée avec le monde de 2011, ou s'engouffre-t'elle vers les couloirs temporels de 2046 ?
7,5/10