Alors non, ce n'est pas un spin-off consacré à la maman d'Harry et comment elle a pu ne pas céder aux charmes (et à la voix suave) d'Alan Rickman . Nan, c'est un biopic consacré à l'autrice de contes pour enfants Beatrix Potter, créatrice de Pierre Lapin (et c'est de la que vient le nom, comme l'a avoué J.K Rowling). Et c'est pas mal.
Bon, comme 90% des biopics d'artistes, ça nous joue la carte du « Personnage iconoclaste trop libre pour son époque », mais vu que l'époque en question c'est l'Angleterre victorienne finissante (et donc une société où la pudibonderie et l'importance de l'étiquette aurait de quoi donner des rêves humides au premier taliban venu), ça passe. De fait, même le fait que l'univers même de la miss Potter ait des relents passéistes (les costumes des animaux, la campagne préservée) passe mieux aussi. On regrettera juste que le film ne laisse pas plus de place aux incursions de ces mêmes animaux dans le monde réel, alors qu'il nous fait bien comprendre le refuge qu'ils constituent pour l'héroïne. Bon, sinon, Ewan Mc Gregor porte bien la moustache, et ce n'est pas avec ce film que Renée Zellweger va sortir des Bridget Jones: Elle joue encore une anglaise trentenaire, célibataire et un peu délurée... Mais le film a au moins pour lui, malgré quelques atours dramatiques, d'être in-fine aussi léger et positif que ceux de la célibattante londonienne.