Ça n'a jamais été mon préféré de la saga, mais je ne l'avais pas vu depuis longtemps et c'est quand même M. Brian De Palma à la manœuvre, donc un minimum de raison de s'y replonger. Et il faut croire que mon lointain (et moyen) souvenir était relativement justifié. Alors attention : c'est De Palma, donc techniquement irréprochable, le bonhomme sachant y faire niveau mise en scène. Mais justement, ce n'est un peu que ça.
Le scénario a beau être correct et un minimum inscrit dans un contexte « politique », rien de très original non plus et si certains scènes sont spectaculaires
(celle de « voltige » au siège de la CIA et le final dans le train, principalement)
et assez prenantes, je ne peux pas non plus écrire que je me suis éclaté pendant presque deux heures, même la présumée surprise concernant les traîtres n'ayant rien de bien surprenant. De Palma a fait le boulot, mais on sent bien que la production, soucieuse d'un produit le plus calibré possible, ne lui a clairement pas permis de développer son brio habituel : pro, mais rien de plus. Convenable, à défaut d'être mémorable.