Pfff… C’était vraiment pas terrible. Il y a une vraie perte de qualité entre le premier et le second opus Mission Impossible, sûrement due au changement de réalisateur, et là je dois dire qu’il n’y a pas grand-chose à dire, ni à sauver de ce film.
Le point le plus lourdingue, le plus artificiel de la réalisation du film, ce sont bien sûr ces insupportables ralentis qui n’apportent rien au film. En fait, je ne comprends pas leur raison d’être : rallonger la durée du film ? rajouter de la symbolique dans les scènes ? Je ne suis pas radicalement opposé aux ralentis, mais il faut qu’ils servent à développer une esthétique, une scène extraordinaire qui marque les esprits, mais ici ils sont utilisés n’importe comment et n’importe quand. C’est tellement ridicule que, si au début j’étais consterné, j’ai fini par en rire tant c’est pathétique.
Regardez ce magnifique ralenti d’une minute sur le visage de Thandie Newton avec ses cheveux qui ondulent et mettent en valeur le regard vide de l’actrice ! Ah, merveilleux !
A part ça, le film est un condensé de scènes d’action banales, déjà vues et revues et qui ne peuvent que provoquer l’ennui chez le spectateur. Mission Impossible II enchaîne également les situations invraisemblables où notre héros se sort toujours de situations improbables avec une chance inouïe… Et donc, forcément, on y croit pas à tout ça, il n’y a jamais de tension puisque l’on connaît bien l’issue du film et que l’on se fiche éperdument des personnages. Donc on a rien à se mettre sous la dent pendant deux heures…
Ah, si, contemplez ces cheveux impeccables de Tom Cruise en pleine action, qui n’hésite pas à nous dévoiler sa facette féminine dans ce film ! Quel acteur, il aura tout fait !
Enfin voilà, Mission Impossible II est un échec sur tous les niveaux, et si le film est très drôle tant il est excessif dans le ridicule, on ne peut être que déçu de sa piètre performance après ce que De Palma a réussi à faire avec le premier opus. D’ailleurs, le film a même sa fiche sur Nanarland, et ça veut tout dire. C’est exactement comme ça qu’il faut regarder Mission Impossible II, comme un beau nanar.