« Fallout » peut être considéré comme la conclusion d'une trilogie commencée avec « Protocole Fantôme », où l'on découvrait dans sa dernière scène l'existence de l'organisation clandestine connue sous le nom de ''Le Syndicat''. « Rogue Nation », deuxième volet de cette trilogie, était entièrement centré sur cette mystérieuse organisation et l'enquête menée par Ethan Hunt et son équipe pour la démanteler. Enfin, « Fallout » conclut cette histoire en explorant les conséquences directes de l'arrestation de Solomon Lane, poussant les enjeux encore plus loin, avec des ramifications à l'échelle mondiale.
Un point notable dans « Fallout » est l'absence de Jeremy Renner, alias William Brandt. Son personnage, introduit de manière remarquable dans « Protocole Fantôme », avait réussi à gagner la confiance d'Ethan Hunt. Brandt s'est ensuite affirmé dans « Rogue Nation », prouvant une fois de plus sa valeur, tant sur le plan tactique que personnel. Pourtant, dans « Fallout », il n'apparait pas et l'histoire ne donne aucune explication. Un vide surprenant pour un personnage qui avait trouvé sa place au sein de l'équipe. En réalité, en coulisses, c'est Jeremy Renner lui-même qui aurait refusé de revenir, son personnage étant censé mourir dans le scénario original. Une décision compréhensible, mais qui laisse néanmoins un sentiment d'inachevé.
Parmi les scènes marquantes du film, celle où l'équipe manipule Nils Debruuk pour lui faire croire que les attentats ont déjà eu lieu, est un pur moment de génie. J'adore. La mise en scène de cette illusion, jusqu'à la révélation brutale avec la chute des murs, est remarquablement efficace. Une démonstration magistrale de la maîtrise narrative et visuelle de la franchise.
Autre séquence mémorable : celle où la camionnette transportant Solomon Lane (Mission Impossible 5) est jetée dans la Seine. La scène intérieure, où l'eau envahit rapidement la cabine, est à la fois anxiogène et esthétiquement saisissante. La tension est palpable.
Côté casting : Vanessa Kirby dans le rôle d'Alanna Mitsopolis, alias la Veuve Blanche, dégage une présence magnétique qui capte immédiatement l'attention, mêlant élégance, danger et mystère avec une précision parfaite. Elle incarne son personnage avec un charisme naturel, sans jamais en faire trop.
La conclusion de « Fallout » résume tout ce qui fait la puissance de la saga Mission Impossible :
- émotion = grâce à l'arc narratif entre Julia et Ethan
- action = grâce à une course poursuite aérienne en hélicoptère spectaculaire et époustouflante
- suspense = grâce à un problème de désamorçage de 2 bombes simultanées
Un final intense qui allie grandeur, intimité et tension dramatique. Cela aurait pu être une conclusion pleinement satisfaisante pour la franchise, si les septième et huitième films n'avaient pas été de trop.