Un musulman intègre la plus prestigieuse école de Jérusalem, où il est le seul arabe. S'ensuivent des discriminations, une histoire d'amour avec une juive que les parents vont désavouer et une amitié avec un garçon handicapé.
Le film traite beaucoup de sujets passionnants, tel que le entre Israël et la Palestine, ici vu à travers les yeux d'adolescents qui ne veulent pas en faire partie, l'amour paternel/maternel, un amour impossible (comment s'aimer dans un pays si morcelé par la guerre?), la maladie...
Les personnages sont l'incarnation de ces sujets et l'on s'y attache beaucoup. On se prend d'affection (et de pitié) pour Yonathan, condamné à mourir et qui appelle affectueusement Iyad "arabe", lui faisant découvrir la musique européenne.
Les différences entre le monde d'Iyad et celui de ses compères de l'école sont très marquées, le réalisateur appuyant l'impérialisme américain en nous montrant des personnages habillés dans la tendance US. Iyad tombe de son piédestal naïf en arrivant dans la ville, le conflit israelo-palestinien lui retombant droit dessus contre sa volonté.
La réalisation est discrète, laissant place aux personnages plutôt qu'aux effets de style. Ce n'est pas le genre de film à vous en mettre pleins les yeux par des jeux de lumières (qui est ici très belle) ou de cadrage particulier. Le but ici est de mettre en avant les émotions.