Le récit de cette histoire est étonnant, et vraisemblablement autant pour les spectateurs japonais que pour nous. On y retrouve tout ce à quoi nous sommes habitués, soit que nous connaissons un peu le Japon, soit que nous sommes familiers de la littérature et du cinéma du pays: tout le cérémonial, les règles de comportement, la politesse...
Ce film nous entraine loin dans cet imaginaire qui redonne présence aux morts et aux scènes du passé, mais ceci nous en avons pris l’habitude. Ici, elles sont toutefois beaucoup plus convaincantes que bien souvent, elles sont empreintes d’une douce mélancolie souvent souriante.
Mais, c’est encore plus loin qu’il nous entraîne sur le plan formel, le choix de ne présenter les personnages du film que dans des villes totalement inanimées, dans lesquelles passent fugacement quelques personnages secondaires qui sont les absents nécessaires pour que nous accordions toute notre attention au récit qui implique quatre personne plus une.
Une très grande réussite, amplifiée par des acteurs d’une très grande beauté – discrète.