Là où beaucoup de conteurs du cinéma français proposent des films avec des problématiques tels que, comment retrouver un doudou ou comment évoluer avec sa sexe friend, d’autres cinéastes évoquent des questions un brin plus enrichissantes. Bien sûr, les détracteurs diraient immédiatement « les spectateurs ne veulent pas se prendre la tête ». Mais cette affirmation n’est qu’une confusion. Ainsi, un film d’auteur réussi ne prend pas la tête de son spectateur, il ne fait que donner un éclairage et un point de vue.
Mon tissu préféré a ce mérite-là. Gaya Jiji y partage ses réflexions sur une société qu’elle connaît de l’intérieur. Et à une époque où les individus sont bombardés sous une masse d’information, la démarche d’une auteure de prendre le temps de montrer une histoire révélatrice des problèmes liés à l’actualité est juste louable. Ainsi, l’histoire de la Syrie se reflète dans la trajectoire de Nahla. D’une certaine manière, celle-ci se bat contre un carcan que sa société lui a imposé. Et de la même manière, elle ne connaît pas la liberté, elle ne l’a jamais vécu. Cette liberté se présente à elle, soit par la tradition, le mariage, soit par le fantasme, la maison close.
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