8
le 18 juin 2022
SuivreRox & Rouki vs Amer Béton
Un peu le concept de Rox & Rouki, ami pour la vie, qu'un destin fatal conduira à une opposition progressive, dans un univers cyberpunk largement + punk que cyber (on est assez proche de La Cité...
Voir le film
Dans un futur proche, Pietro et Cri sont deux orphelins recueillis par un pêcheur vicieux. Ils survivent comme ils peuvent dans un monde en proie à la pollution, la pauvreté et la délinquance. Pour eux qui rêvent de partir en Afrique, le salut pourrait venir du gang des Fourmis, terreurs de la population et de la police.
Alessandro Celli a réalisé quelques films qui ne sont généralement pas arrivés de ce côté des Alpes. Mondocane est porté par des acteurs pour la plupart inconnus et avec un budget que l’on sent réduit. Pourtant, cette chronique poignante est touchante à plusieurs niveaux.
D’abord, les adolescents sont adorables, entre des gamins qui se la jouent caïds et des gosses qui veulent simplement s’amuser. Le trio de héros (Dennis Protopapa, Giuliano Soprano et Ludovica Nasti) est aussi jeune que talentueux. Leur point de vue délicieusement enfantin décrit avec une crudité terrible un quotidien sordide sans jamais tomber dans le graveleux ou le gore. En effet, les horreurs de ce monde à la Mad Max ne sont que suggérées, mentionnées du bout des lèvres, voire carrément occultées. C’est un film somme toute délicat.
Ensuite, l’Italie reste l’Italie. Le verbe est haut, volontiers grossier, et les échanges amicaux comme brutaux sont souvent tactiles. Le soleil, la chaleur et la mer sont omniprésents, donnant un air de vacances malgré un décor apocalyptique.
Enfin, il n’y a pas de méchant. Le terrible et manipulateur Tête brûlée, malgré sa psychose, est attendrissant de traumatismes et de bonne volonté. Certes, il se sert de gamins qu’il envoie à la mort, mais ces gosses sont de toute manière condamnés. Et ses profits aident d’autres enfants. Son attachement à Cri, pervers et parasitaire, n’en est que plus touchant.
Cependant, Mondocane reste un film dur. Il est difficile de regarder des orphelins exposés aux horreurs prédatrices de ce monde, des enfants dont la solitude a séché définitivement leurs larmes. Les adultes ne sont pas en meilleur état, étant (comme l’expliquent Katia et Tête brûlée) eux-mêmes des orphelins qui ont connu le cauchemar de la rue avant d’arriver où ils sont.
Enfin, Mondocane a un côté effroyablement prémonitoire. L’Italie polluée et ruinée qu’il décrit est à peine anticipée d’une décennie ou deux, pas plus. La pauvreté crasse et l’absence de règles sont à la porte de notre réalité, et pas que dans ce pays. Du coup, sans les lois, les industries prédatrices n’hésiteront plus à saccager la terre où vit la population. La corruption toujours plus visible de nos élites ainsi que la paupérisation galopante de l’Europe, allant de pair avec une criminalité de plus en plus médiévale, semblent nous mener tout droit et à court terme vers Mondocane. Prions pour que ce ne soit pas le cas.
Créée
le 14 janv. 2024
Critique lue 295 fois
8
le 18 juin 2022
SuivreUn peu le concept de Rox & Rouki, ami pour la vie, qu'un destin fatal conduira à une opposition progressive, dans un univers cyberpunk largement + punk que cyber (on est assez proche de La Cité...
3
il y a 3 jours
Suivre<i>Mondocane</i> suit deux enfants des rues dans un décor devenu toxique. Dès l’intertitre du début trop volontairement vague (“Dans la ville industrielle…”), ce monde post-apo sonne un...
4
le 24 févr. 2026
SuivreUn univers peu engageant mais une belle relation d’amitié et de survie pour ces 2gamins…
8
le 4 sept. 2025
SuivreÀ la fin du VIIIème siècle, les tribus basques des Pyrénées luttent contre l’invasion franque. Bien que nouvellement christianisé, le seigneur Ximenez en appelle à l’ancien culte de Mari pour vaincre...
7
le 20 févr. 2025
SuivreDepuis des temps immémoriaux, les Immortels marchent parmi les humains. Ils luttent pour le pouvoir et savent qu’un jour il ne pourra en rester qu’un. Connor MacLeod est un modeste guerrier écossais...
6
le 4 févr. 2023
SuivreAh, Warhammer 40 000 ! ! ! Chaque épisode est un one shot sur une faction du monde, et il y en a ! Si les dessins sont passables et l’animation est franchement moche, les scénarios sont savoureux. On...
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème