Comment souvent dans un premier film passionné, Monkey Man est un patchwork d'idées qui se superposent, on utilise tous les styles de mise en scène, tous les styles de musiques, on essaye de créer de l'humour, du panache, de la violence, de la nostalgie, et les 60 premières minutes paraissent autant qualitatives et fougueuses que gratuites et superficielles.
J'aime beaucoup Dev Patel comme acteur, ce genre de concept vengeance aussi, mais bon sang toutes ces minutes consacrées aux flashbacks fatiguent énormément, y a pas besoin d'en faire des caisses sur la maman mon bonhomme, on a bien compris le lourd passif du personnage, aucune raison de passer son temps à le justifier.
Après la deuxième heure part plutôt dans de la séquence à la John Wick (le film est cité d'ailleurs), et franchement ça envoie du très solide, c'est intense, c'est fort, c'est bien pensé et ça fait vraiment plaisir de sentir cette ferveur artistique, même si en définitive, c'est un côté brouillon qui va me rester en tête.
Ça sent le gros potentiel hein, c'est franchement dommage que ça parte autant dans tous les sens, mais je reste convaincu qu'avec un peu de recul et de canalisation émotionnelle, la prochaine oeuvre va être vraiment vraiment sympa.