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Après s’être attaqué à Mortal Kombat et Resident Evil, Paul W. S. Anderson s’en prend à une troisième série de jeux vidéo à succès : Monster Hunter. Les amateurs de cet univers pouvaient donc s’attendre au pire, et c’est exactement ce qu’ils ont eu.
Basé sur un scénario mal ficelé, déséquilibré et totalement incohérent, Monster Hunter entraîne un groupe de soldats américains sur une planète parallèle où ils vont devoir affronter des monstres terrifiants et quasiment indestructibles. En un quart d’heures d’images quasi stroboscopiques, de plans mal cadrés, au montage erratique, la messe est dite pour cette unité à l’exception du capitaine Natalie Artemis (normal, puisqu’elle est jouée par Milla Jovovich, la femme du scénariste réalisateur).
Elle se retrouve ensuite en compagnie d’un chasseur autochtone, incarné par Tony Jaa, lui aussi rescapé du naufrage d’un voilier des sables que l’on a découvert au début du film et qui a été dévasté par une attaque nocturne de dix minutes d’images quasi stroboscopiques, de plans mal cadrés, au montage erratique…
Paul W. S. Anderson est au moins cohérent.
S’ensuit une longue coopération, émaillée de combats à mains nues entre les deux personnages, mal chorégraphiés, mal cadrés et au montage erratique, auxquels on ne croît pas une seule seconde. Remarquez, cela vaut mieux que les tentatives risibles et inutiles de Tony Jaa pour faire croire qu’il sait jouer la comédie. Il faut avouer qu’il n’est pas non plus aidé par des dialogues débiles, surtout que les deux personnages ne parlent pas la même langue.
Quelques bons moments émaillent néanmoins ce film, notamment lors des affrontements avec des arachnés géantes assez réussies, mais dont certaines idées et certains plans ont été pompés sur The Mist de Frank Darabont et l’attaque de l’araignée du Seigneur des Anneaux. Paul W. S. Anderson n’est pas à un ou deux vols de plus. Lorsque les personnages s’attaquent au Diablos, on comprend qu’il a regardé Luke Skywalker détruire un quadripode et Legolas tuer un Mumakil. Il copie, sans parvenir à atteindre le talent des originaux, faute à un évident déficit technique qui se concrétise aussi dans sa gestion des véhicules militaires et des armes, à tel point qu’il arrive à égaler Roland Emmerich dans son accumulation d’incohérences.
Pourtant, le pire est à venir…
Si l’on peut passer sur les monstres insensibles à un calibre 50 et un bazooka, mais que l’on peut tuer avec de la poudre noire et une épée en os, si l’on peut pardonner aux héros de revenir à la vie tandis que leurs compagnons disparaissent à peine apparus à l’écran, si l’on peut fermer les yeux sur les costumes ridicules et notamment celui de Ron Pearlman, il est impossible de ne pas s’arracher les cheveux sur le dénouement en cascade, incohérent, brouillon, lourdingue, composé d’images quasi stroboscopiques, de plans mal cadrés, au montage erratique, et qui laisse augurer d’une suite que l’on ne veut pas voir… Pour tout dire, Paul W. S. Anderson ose copier le MCU en insérant des images au milieu du générique.
Monster Hunter n’est même pas un film de série B, tant il possède de moyens pour gérer des effets spéciaux de qualité. C’est juste un mauvais film, écrit et réalisé par un homme qui ne sait ni écrire ni filmé et qui ne respecte ni la franchise, ni les fans de ces jeux vidéo, ni les spectateurs.
Créée
le 3 juil. 2021
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