Nous revoilà dans un futur proche, encore un futur ou la société humaine est perturbée par des monstres, pas des zombies, ni vraiment des extra-terrestres... Mais des mutants géants.
La base de l'histoire s'arrête là puisque le film est orienté sur l'humain.
Je commence à déjà perdre patience tant on nous sert des clichés vus et revus, un milliard de fois dans les films américains.
Le cliché du caucasien (ici photographe journaliste) qui "vadrouille" près des zones dangereuses dans un pays d'Amérique du Sud, et le cliché de la blonde riche qui n'a rien à faire là.
Le premier problème c'est qu'à aucun moment on nous explique pourquoi elle s'est aventurée ici.
Future mariée, on pourrait se dire qu'elle a enterré sa vie de jeune fille au Mexique.
On nous donne comme seule information qu'elle est la fille du patron du journaliste (tiens, un autre cliché).
Voilà, on a fait le tour du film, ensuite on a le tableau habituel des pays pauvres.
Il fait chaud, c'est vétuste, on transporte des poulets vivants à l'arrière des camionnettes...
Le film se veut immersif avec des plans rapprochés, le champ de vision très limité est plus frustrant qu'autre chose, on a juste l'impression d'être dans la tête d'un caméraman alcoolisé.
Je m'attendais à mieux de Gareth Edwards, aucune émotion, même les scènes censées nous choquer ne sont pas choquantes car on est beaucoup trop distant des évènements.
Les personnages qui meurent font partie du décor, on ne sait pas comment ils s'appellent, et on ne sait strictement rien d'eux. Les seules informations sont celles qu'on a au sujet des deux "gentils blancs", cherchant à fuir l'enfer du sud.
Avec les histoires de corruption, de passeurs que ça implique. Oui tout le monde est corrompu bien sûr. Eux c'est juste des riches qui veulent retourner dans leur pays en paix.(Soupir)
La fin rattrape un peu le coup, car on comprends très vite le twist, et au lieu d'être émerveillé ou surpris on se dit : "ah ok"
Ca ne change rien à la trame, dans la globalité ça souligne le pessimisme du film et l'inévitable.
Le film nous apprends rien, ne nous dit pas que l'humain est formidable, mais presque son propre bourreau. Pas vraiment une surprise, puisque l'introduction textuelle l'inspirait déjà.
Oui d'accord, on le savait, mais alors qu'est-ce que ce film nous apporte à part ses plans serrés ?
J'ai plutôt la sensation d'une romance ratée, les échanges entre les personnages manquent de profondeur, voire de sincérité. Pour nous servir quelque chose de trop facile.
La réplique "j'étais saoul", mais saoulé. J'ai décroché après la première nuit d'ivresse des personnages qui non seulement est d'une lourdeur infinie, mais les entraine sur le chemin le plus dangereux.
Un film qui se veut arty dans son style, mais passe totalement à côté des sujets qu'il traite, et une romance totalement éteinte.
La romance en moins, j'ai largement préféré le film Civil War qui s'en rapproche sur de nombreux points.