Moonlight de Barry Jenkins suit le parcours de Chiron à travers trois périodes déterminantes de sa vie.
J’ai eu du mal à m’investir dans ce récit tant il m’a semblé minimaliste. Là où des films comme Mommy ambitionnent de saisir une identité en construction à travers quelques moments clés, les trois grandes étapes de l’évolution de Chiron manquent ici d’impact, aussi bien narratif qu’émotionnel. Les personnages qui l’entourent m’ont également paru très stéréotypés : le dealer devenu guide spirituel, la mère négligente ou encore le jeune incapable d’assumer son homosexualité (Kevin). Cette écriture trop démonstrative affaiblit un ensemble déjà très contemplatif. Le dernier acte accentue cette impression avec une évolution peu crédible et un final qui repose sur des ressorts attendus.