Avec Morbius, Sony continue d’exploiter jusqu’à la corde l’univers lié à Spider-Man, après Venom et en attendant Kraven the Hunter. Le résultat donne un film ultra calibré, produit avec Marvel Studios, mais sans véritable âme.
On a l’impression d’avoir déjà vu ce type de récit des dizaines de fois : une origin story expédiée, une relation entre personnages assez fade, et un manque cruel d’émotion. Le jeu des acteurs n’aide pas à relever le niveau, notamment Jared Leto, souvent pas bon dans un rôle qui aurait pu être bien plus intense.
Mais le plus gênant reste les effets spéciaux, franchement ratés par moments — cette fameuse traînée visuelle lors des déplacements du vampire devient vite ridicule… et casse toute immersion.
Au final, Morbius coche les cases du film de super-héros moderne sans jamais les transcender. Un produit formaté, oubliable, et clairement pas du grand cinéma.