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Dans Morro, la plus grande part d’humanité se trouve chez les animaux qui semblent les seuls êtres vivants à ne pas avoir besoin de violence pour s’exprimer. Le film documente l’atmosphère délétère qui règne dans un petit village mexicain soumis à la loi des cartels. Mais à travers son personnage principal, un vétérinaire solitaire et taciturne, jamais remis de l’assassinat de son fils, Morro cherche la lumière dans l’obscurité la plus profonde. Cet homme de peu de mots, qui soigne les chiens, paraît sortir d’un western de Sergio Leone. Il y a peu de sang dans le film, les massacres sont hors champ, et les femmes y ont peu de place, face au machisme ambiant. Au-delà de son personnage principal, joué par un acteur qui s’est fait connaître il y a 20 ans dans Amours chiennes (amusante coïncidence), ce sont bien les animaux domestiques qui nous émerveillent par leur naturel et leur sens du vivre ensemble. Le chien Morro, qui s’appelle Marlon dans la vraie vie, ne joue pas au cabot pour un sou, n’ayant d’ailleurs pas été formé comme comédien. Avec son rythme lent, son attention aux petits détails et son regard plein de bienveillance à l’égard de son anti-héros, le film veut créer de l’espoir dans ce monde impitoyable. Ce n’est pas gagné, mais un simple regard de chien gentil peut aider à y croire, un peu.
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Créée
le 28 sept. 2026
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