Un homme arrive dans un commissariat. L'image est en noir et blanc. Le policier a l'accueil lui demande le motif de sa visite. L'homme répond qu'il vient pour un assassinat ; le sien. Flashback, c'est Noël , en pleine canicule. Le héros est un professeur. Il travaille dans une université....
Mort à l'arrivée est un film que j'aime beaucoup. Et pourtant il est bourré de défauts. Mais c'est défauts lui donne un certain charme. Le scénario est signé Charles Edwards Pogue, l'auteur de la mouche. Ce scénariste avait une spécialité, il dépoussiérait des films des années 50/60. Ce ne sont pas vraiment des remakes mais plutôt des relectures. Mort à l'arrivée (D.o.a) était une petite série b des années 50. Le film des années 80 est un hommage au neo-noir. Le souci est que le scénario cherche à embrasser tout les genres et sous genre du thriller. On peut retrouver du film noir, du giallo, du polar à la Agatha Christie et du suspense à la Hitchcock. Les deux réalisateurs n'arrivent pas à créer un lien avec tout les genres. Du coup, le long métrage navigue dans les genres comme un film à sketch. J'ai l'air de chipoter mais il y a aussi beaucoup de qualités. Le casting est incroyable. Il y a des plans incroyables. La musique est sublime. La photo est incroyable. On passe par du mélo, du grotesque à la comédie romantique et tout ça saupoudré de thriller. Ça ne donne pas un grand film. Les réalisateurs se retrouveront à tournées une adaptation calamiteuse de Super Mario. Mais Mort à l'arrivée est presque un film expérimental pour grand public. Parfois l'imperfection donne des films charmants.