Mortal Kombat premier du nom est un des rares exemples de « classique » du jeu vidéo adapté en film. Il faut dire que, en règle générale, ce genre d’adaptation se termine souvent en terrible four.
La précédente tentative de porter un jeu de bastion sur grand écran, Street fighter, a encore effet accouché d’un bien piteux résultat. Un Jean-Claude Van Damme, visiblement sous l’effet de substances peu légales, nous avait offert un magnifique festival de surjeu navrant.
C’est donc en gamer ayant peu d’exigence, mais craignant le pire que je me suis traîné dans une salle de cinéma dijonnaise en ce jour de 1995. Et bien m’en a pris.
Le film n’est pas un Citizen Kane, Mais il est plaisant à voir. Les acteurs sont globalement bons. Mention spéciale à Linden Ashby en Johnny Cage, qui rend attachant un personnage qui aurait pu facilement sombrer dans le casse #######. Robin Shou, même s’il n’a eu aucune préparation (le rôle ayant du être recasté à la dernière minute), est un Liu Kang tout droit sorti de la borne arcade.
Les décors et costumes sont superbes, ce qui tranche avec le film suivant, et les combats sont très bien choregraphiés (Linden Ashby s’est blessé au cours de son combat contre Scorpion)
Bref, Mortal Kombat ne révolutionne pas le cinéma, il ne le prétend pas, d’ailleurs, mais il est un sympathique petit film d’action qui contentera facilement le gamer comme l’amateur de films d’art martiaux.