Dès le début de sa carrière, Paul Anderson s'était fixé une règle d'or : massacrer une licence de jeu vidéo. Resident Evil et Monster Hunter n'étaient donc pas les premières. A sa décharge, en 1995, on s'était déjà tapé Super Mario Bros, Double Dragon, Street Fighter donc bon, c'était une tendance de rater des adaptations de jeu vidéo au ciné.
Au moins, ce Mortal Kombat ne se prend pas au sérieux. Chaque apparition de Christophe Lambert est un pur régal. Il ponctue chacune de ses tirades de son ricanement caractéristique en s'excusant en prime. Johnny Cage et Sonya Blade s'entendant comme chien et chat rajoutent aussi de la légèreté.
Comme son Resident Evil en 2002 manquait de gore, on peut faire le même reproche à Mortal Kombat. Ce n'est d'autant pas excusable que c'est justement un jeu de baston réputé pour son extrême violence et ses fatality permettant d'achever son adversaire de manière bien dégueue. En parlant de baston, si pour un jeu de baston, s'attendre à une succession de bastons ne m'aurait pas dérangé, là, il faut attendre quarante minutes pour que ça démarre. C'est un poil long. Ne me dites pas qu'il faut du temps pour mettre en place l'univers d'un jeu de baston. S'ils venaient à adapter un jour Mass Effect, Dragon Age ou Pillars of Eternity, je ne dis pas. Mais Mortal Kombat..