Atouts et limites du système Succession : les mêmes personnages sous des apparences différentes. Steve Carell récupère le cynisme sardonique de Kieran Culkin et le côté gooffy du gendre Tom. Ramy Youssef rappelle tantôt Gerri, tantôt Shiv. Cory Michael Smith fait un bon succédané de Connor avec des éclats de Kendall... Même dispositif - zooms, caméra portée - même débit de parole, même vulgarité désinhibée dans des décors somptueux : c'est du Jesse Armstrong style tel que le recyclerait Chat GPT. Les acteurs font peut être ce qu'ils peuvent : en même pas deux heures, il ne peuvent effacer le souvenir de 4 saisons passées avec des personnages que l'on découvrait en plus pour la première fois. Et cette absence de renouvellement trahit le caractère fabriqué de cette série qu'on aurait préféré ne pas voir.